IRAN : Le voile se lève ...

Publié le par Mr Twils

 

Petit tour de presse au sujet de l'implication de l'Iran dans le présent conflit

Surprise ce matin. Hier après-midi, alors que j'essayais de clarifier mes sentiments sur le nouveau conflit en cours  - voir le blog L'IRAN : SUR LE CHEMIN DE LA GUERRE ... - je n'imaginais pas que l'ensemble des protagonistes allaient, aujourd'hui, soulever le même problème ...

 

Guysen.Israël.News 

Ehoud Olmert

Le Premier ministre Ehoud Olmert a affirmé que l'attaque du Hezbollah contre Israël avait pour objectif de détourner l'attention de la communauté internationale du programme nucléaire de Téhéran. ''Malheureusement, cela semble réussir, tout le monde se rappelle la déclaration du G8 concernant le Liban mais personne ne parle du dossier nucléaire iranien'', a-t-il déclaré.

Proche-Orient.info : 

A Beyrouth ...

Reportage au Liban, après les déclarations du G8, de Moubarak, de Chirac, et de certains pays arabes … À Beyrouth, un tabou vient de sauter : du jour au lendemain, dire que le Hezbollah est le bras armé de l'Iran et de la Syrie est devenu un lieu commun [...]

Yediot Aharonot

« Au lendemain des combats, la menace nucléaire iranienne demeurera »

Eytan Haber : « Au lendemain des combats, lorsque nous aurons eu le sentiment d'avoir défait ce cruel ennemi qu'est le Hezbollah, Israël devra continuer à faire face à sa menace la plus existentielle : la puissance nucléaire de l'Iran. Même si le Hezbollah échoue lamentablement, cela n'aura aucune influence sur Téhéran, ni même aucun effet dissuasif. Et donc, au lendemain des combats, Israël devra mobiliser toutes ses forces et toutes ses relations pour empêcher la poursuite du programme nucléaire iranien. Seule une action diplomatique d'envergure auprès de la communauté internationale pourra peut-être contraindre les Iraniens à arrêter ce programme. C'est pourquoi nous ne devons pas gaspiller le crédit que nous accorde aujourd'hui cette communauté internationale. »

 

 Al Quds Al Arabi - Londres

Ahmadinejad : « L'extermination du cancer nommé Israël soulagera toutes les populations de la région »

Au moment où Téhéran estimait hier que le moyen le plus rapide pour mettre un terme à l'escalade était de procéder à un échange de prisonniers, Gholam Ali Haddad, président du Majliss Echoura (conseil consultatif), a déclaré que « les Israéliens doivent quitter la Palestine et regagner leur pays d'origine ». Ces propos, qui rappellent ceux du président Ahmadinejad, ont été tenus devant des milliers d'Iraniens, auxquels Hadda a affirmé : « Les Américains doivent comprendre que la situation régionale ne s'apaisera pas tant que la tumeur cancérigène israélienne n'aura pas été extirpée. Tant que ce cancer minera le monde islamique, les musulmans continueront à haïr les États-Unis. » Par ailleurs, le Hezbollah iranien (maison mère du Hezbollah libanais) a affirmé se tenir prêt à s'en prendre aux intérêts israéliens et américains à travers le monde par l'intermédiaire de quelque 2000 kamikazes prêts à remplir ces « missions ».

Selon Elaph.com, « Ahmadinejad a déclaré hier mardi que le monde va bientôt connaître des bouleversements majeurs. Des événements heureux rendront la joie aux peuples de la région »

Asharq Al Awsat - Londres

Sadam Hussein

De sa prison, Saddam Hussein met la Syrie en garde contre son alliance avec l'Iran

Plusieurs avocats du collectif de défense de Saddam Hussein se sont rendus dans sa prison, où il observe une grève de la faim depuis plusieurs jours. Selon le chef du collectif, Saddam a « mis en garde la direction syrienne contre le renforcement illimité de son alliance avec l'Iran et attribué à Téhéran la vague de violence qui secoue actuellement la région. Saddam a affirmé que les Iraniens exploitaient les Syriens car ils veulent détruire les Arabes et que l'agression israélienne contre le Liban et la Palestine était le résultat de la politique menée en Irak avec le soutien iranien ».

 

Laurent Fabius

Fabius: être "extrêmement ferme" avec le régime iranien
AJACCIO, 19 Juillet 2006 (AFP)

L'ex-Premier ministre Laurent Fabius a appelé la communauté internationale à se montrer "extrêmement ferme" vis-à-vis de l'Iran à l'occasion de la crise israélo-libanaise, mettant en cause, mercredi à Ajaccio, les "déclarations et actions" de son président Mahmoud Ahmadinejad.

M. Fabius, qui ambitionne d'être le candidat du PS à l'élection présidentielle de 2007, a fait valoir, dans une déclaration à l'AFP, que le Hezbollah est un mouvement qui "ne s'arme pas et ne se finance pas tout seul".

"C'est une raison supplémentaire pour laquelle il faut que la communauté internationale soit extrêmement ferme vis-à-vis de l'Iran et en particulier du président iranien", a déclaré le député de Seine-Maritime, en visite pour deux jours en Corse.

Selon lui, "le peuple iranien est un grand peuple, l'histoire iranienne est une grande histoire mais le président actuel de l'Iran, par ses déclarations, par ses actions, se comporte d'une façon qui est inacceptable pour la communauté internationale".

Il a rappelé qu'il avait demandé il y a plusieurs mois, après que M. Ahmadinejad eut contesté le droit à l'existence d'Israël, que celui-ci "soit déclaré persona non grata" et qu'il ne fasse pas l'objet de "je ne sais quelle tolérance".

"Je souhaiterais, a ajouté Laurent Fabius, que ce soit la ligne qui soit suivie par l'Europe mais aussi par la communauté internationale. Sinon nous nous exposons --on le voit bien au Proche-Orient-- à des violences inacceptables qui peuvent avoir des répercussions incalculables".

 

Bernard Kouchner

"Tout le monde le connaît l'agresseur, ce n'est même pas le Hezbollah. Il est certain que la Syrie et sans doute aussi l'Iran ont décidé de faire attaquer ces milices-là. Ca ne peut pas être décidé par un chef local", a déclaré Bernard Kouchner mercredi sur RTL.

"Il y a une stratégie de tension à laquelle à mon avis il faut répondre à la fois par la recherche forcenée de la paix, mais également par la défense forcenée des habitants d'Israël", a-t-il ajouté.

Tzipi Livni

La ministre israélienne des Affaires étrangères a affirmé peu auparavant que l'Etat hébreu entendait modifier la "réalité politique" de la région.

"Israël et la communauté internationale ont un but commun de promouvoir un processus qui amènera à un changement fondamental et à long terme dans la réalité politique de la région et éliminera la menace terroriste qu'affrontent les Israéliens et les Libanais", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse commune avec le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure Javier Solan

"Israël se bat pour éliminer l'axe de la terreur et de la haine: Hezbollah-Hamas-Iran-Syrie", a-t-elle ajouté.

Shimon Peres

Israël ne projette pas d'attaquer l'Iran ou la Syrie, selon Peres

Israël n'a pas pour projet d'attaquer l'Iran ou la Syrie, a affirmé le vice-premier ministre israélien Shimon Peres. Il a précisé que l'Etat juif était déjà "complètement absorbé" par le Liban et la bande de Gaza.

C'est à la communauté internationale de s'occuper de Téhéran, a ajouté M. Peres dans une interview à la BBC diffusée mardi soir. "Je ne pense pas qu'ils (l'Iran et la Syrie) nous attaqueront (...) et nous ne les attaquerons pas car je pense que l'Iran est un problème international. Ce n'est pas à nous de traiter ce problème. Nous ne voulons pas le transformer en un conflit irano-israélien. Nous sommes (déjà) complètement absorbés", a-t-il dit.

"Tous les missiles, toutes les roquettes proviennent soit d'Iran, soit de Syrie", selon M. Peres, qui a ajouté: "Nous n'aurions pas attaqué le Liban, nous n'aurions pas attaqué le Hezbollah, nous n'aurions même pas attaqué le Hamas s'ils ne nous avaient pas attaqué et provoqué. Ce n'est pas notre choix, c'est l'absence d'alternative qui nous a amené à cette confrontation".

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