Tunisie : A propos du voile ...
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Le point de vue de Mister Twils
En lisant lisant l'excellente revue de presse du site proche-orient.info cet après-midi, je suis tombé sur cet article - que vous pouvez découvrir en intégralité en cliquant sur la bannière ci dessous - sur le pourquoi de la persistance de la coutume du voile islamique. Me rappelant que j'avais envisagé l'an dernier de faire un blog sur le même sujet et avec pratiquement les mêmes arguments, je saute donc sur l'occasion pour vous en livrer un édifiant extrait :
Il ne faut pas voiler la femme mais voiler le désir de l’Homme
"En rejetant le voile, la femme tunisienne revendiquait son état d'être humain libre et responsable", souligne Foued Zaouche, écrivain. extraits de son article :
"Je suis pour le port du voile…en l'an 1 de l'Hégire mais non en 1426 car cela laisse supposer que la vision de quelques mèches de cheveux a encore le pouvoir d'enflammer le désir de l'homme arabe et paradoxalement non celui de l'Africain, de l'Asiatique ou de l'Européen. Qu'est-ce donc que cet homme qui au bout de quatorze siècles n'a pas su réfréner ses désirs…Qu'est- ce donc que cet homme arabe qui considère encore le corps de la femme comme une cause de trouble social qu'il faut enterrer sous des voiles de deuil, avouant en cela son impuissance à maîtriser ses pulsions ?…Injonction divine et donc non susceptible d'être discutée ! Certes, certainement injonction pour l'homme arabe de cette époque, primitif et ignorant, mais est-ce encore le cas ? En tant qu'homme, certes vieillissant, j'ai honte de ce voile, non pour la femme qui le porte mais pour moi-même, car cela veut dire qu'elle se méfie et considère que je serais incapable de maîtriser mes instincts. En voulant nous faire croire que le diable se cache dans le corps de la femme, on m'oblige à percevoir la femme seulement comme un être de désir, une proie livrée à ma concupiscence, semblable au gibier offert au chasseur.
Nous nous trompons de combat en prônant le jihad contre les autres, le seul qui en vaille la peine est notre jihad personnel.(...) En rejetant le voile, la Tunisienne s'est affranchie de toutes les sujétions et a acquis la maîtrise de son propre destin comme tout être libre et responsable. Par ce geste, la Tunisie rentrait dans la modernité et cessait d'être unijambiste. (...)"
